(Article paru dans "La Tribune" du 27/09/07)
Christine Lagarde exposera le 2 octobre devant les députés les grandes lignes de sa réforme.
Christine Lagarde avait deux semaines pour présenter les grands principes d'une fusion ANPE-Unedic, souhaitée par Nicolas Sarkozy. L'objectif sera tenu, la ministre de l'Économie et de l'Emploi passera un grand oral mardi prochain 2 octobre devant les députés où elle exposera les grandes lignes de sa réforme. Un dossier sensible suivi de très près à l'Élysée par Raymond Soubie, conseiller spécial du président.
En attendant la ministre consulte tous azimuts, recevant, notamment, les avis de Christian Charpy et Jean-Luc Bérard, respectivement directeurs généraux de l'ANPE et de l'Unedic. Ainsi, hier, Jean-Luc Bérard s'est rendu à Bercy avec un projet de fusion qui a retenu l'attention de la ministre. Le système serait pyramidal. Une structure chapeau tripartite (État, syndicats, patronat), type Conseil supérieur de l'emploi, coifferait deux entités. D'une part, l'actuelle Unedic (structure de droit privé employant 14.000 salariés) et, d'autre part, un ensemble constitué par l'ANPE (28.000 fonctionnaires) et
Par ailleurs, pour répondre au voeu présidentiel d'associer les partenaires sociaux à la politique de l'emploi, syndicats et patronat siégeraient non seulement dans la structure chapeau, mais interviendraient aussi dans le cadre d'un en appui des directions régionales, voire des réseaux opérationnels. Ce comité pourrait donc être associé aux décisions de sanction à l'encontre des chômeurs. Ce qui n'est guère du goût de plusieurs syndicats.
S'agissant du statut des salariés participant à ce grand service unifié de l'emploi (qui n'intégrerait pas l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes), la France Télécom serait retenue. Les employés en place conserveraient leur statut respectif (fonctionnaires pour l'ANPE, salariés de droit privé pour les Assedic), tandis que chaque nouvelle embauche relèverait du droit privé. Cette fusion ANPE-Unedic ferait l'objet d'un projet de loi spécifique dès le début 2008.
Quant à savoir qui pourrait diriger cette future les paris sont ouverts. Certains avancent déjà que le profil idéal serait Dominique-Jean Chertier, ex-conseiller social de Jean-Pierre Raffarin à Matignon et... ancien directeur général de l'Unedic.